Toulon est une ville du sud-est de la France, préfecture du département du Var et la troisième ville de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Située à 190 kilomètres de la frontière italienne, elle est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la rade de Toulon.
Avec 167 816 habitants en 2006, elle est la quinzième commune de France par sa population. Son agglomération est la neuvième de France avec 500 000 habitants (2009). L’aire urbaine de Toulon est la dixième de France avec 564 823 habitants.
Toulon appartient à la Communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée, qui rassemble onze communes et plus de 500 000 habitants soit 43 % de la population du département du Var. Le SCoT Provence Méditerranée (Schéma de cohérence territoriale), créé en 2002, regroupe trente et une communes. Sa population était estimée à 526 000 habitants en 2005.
Située entre mer et montagnes, capitale économique du Var, Toulon bénéficie de nombreux atouts naturels. Le tourisme, le commerce et les administrations (publiques ou privées) occupent une place importante dans l’activité économique de la ville. Elle accueille le plus grand port militaire français : la base navale de Toulon, encore appelée arsenal et dispose également d’un aéroport qui transporte plus de 620 000 passagers par an.
Le port de commerce de Toulon est le premier port français pour la desserte de la Corse. En 2008, 1.032.908 passagers ont embarqué depuis le Var, ce qui représente 65% du trafic vers la Corse. Ce boom est lié à la présence, depuis 2001, de la compagnie maritime Corsica Ferries. La ville possède aussi une université et des pôles d’enseignement supérieur importants tel que l’Institut supérieur de l’électronique et du numérique (ISEN Toulon) et l’Institut des sciences de l’ingénieur de Toulon et du Var ou encore Supméca Toulon. Toulon est enfin dotée de certains équipements culturels importants. Elle possède entre autres un opéra parmi les plus célèbres en France après les Opéra Garnier et Opéra Bastille, un conservatoire national de région, plusieurs musées, des salles de concert, et bientôt un grand théâtre. Ses habitants s’appellent les Toulonnais(es).
La devise de la ville est Concordia parva crescunt (« Par la concorde les petites choses grandissent »).
Grands quartiers
Sud-ouest
• la Beaucaire, un quartier à la fois rural et citadin (comprend une cité de taille importante) à la limite de la commune d’Ollioules.
• les quartiers du Pont-Neuf, du Pont-de-bois, de la Rivière-Neuve et de Bon-Rencontre, quartiers résidentiels et commerçants.
• Le Pont du Las ancien quartier populaire et commerçant.
Nord-ouest
Opéra de Toulon• Des quartiers plutôt résidentiels, comme le quartier des Routes, ainsi que plusieurs cités (le Jonquet, le Guynemer) en montant vers le baou des Quatre Oures (« le rocher des Quatre-Vents », en provençal).
Nord
• Sur le versant nord (ubac) du mont Faron subsistent des hameaux : ceux des Moulins, des Pomets et de l’Ubac.
• Côté rade, on peut considérer une multitude de quartiers : Barbès, Claret, Siblas (accueillant l’hôpital militaire de Sainte-Anne), les Lices (nom dû aux imposants restes de remparts encore intacts de l’époque Vauban et Napoléon ; ce quartier est le siège de la préfecture du Var et du conseil général).
Est
• La Rode, quartier de grands immeubles résidentiels, construit dans les années 70 à la place de jardins ouvriers où Django Reinhardt passa une partie de sa jeunesse (un collège y porte son nom).Le quartier a également pris la place des anciens abattoirs qui avaient été très endommagés par les bombardements de 1943.
• Saint-Jean-du-Var, un quartier populaire symétrique du Pont du Las, côté est, qui a plutôt l’allure d’une ville-rue.
• Brunet, situé dans le prolongement de Saint-Jean-du-Var, qui accueille l’hôpital civil de Font-Pré.
Place Louis Blanc• Passé l’hôpital civil il y a les quartiers résidentiels de la Pivotte, Krantz, Beaulieu. En continuant vers La Valette, au débouché de la corniche du Faron, rond-point JG Scarrone, l’avenue des Terres Rouges mène aux quartiers de la canaillette et aux Terres rouges. Ces quartiers font partis du CIL (« comité d’intérêt local ») de Toulon Nord Est.
• Le Mourillon, ancien quartier de pêcheurs qui abrite également l’arsenal du Mourillon depuis le XVIIIème siècle, aujourd’hui résidentiel avec La Mitre habité par de nombreux officiers de marine et commerçant et plus populaire autour du boulevard Bazeilles et de la rue Lamalgue.
• Sainte-Musse, un quartier industriel et résidentiel populaire.
• le Cap Brun, quartier de grandes propriétés et de résidences haut de gamme.
• Aguillon, la Serinette et les Ameniers sont des quartiers résidentiels situés entre l’autoroute A 57 et le Cap Brun.
Centre sud
Immeuble près de l’opéraOn y retrouve le célèbre marché provençal du cours Lafayette et ses spécialités locales comme la cade (socca) et le chichi frégi. Ce marché a inspiré une chanson de Gilbert Bécaud (Les marchés de Provence).
La haute-ville, est la partie « haussmannienne » du centre. Le baron Haussmann qui a complètement modernisé la ville de Paris au XIXe siècle (les fameuses façades haussmaniennes qui arpentent toute la capitale) fut préfet du Var, et c’est lors de l’agrandissement de Toulon ordonné par Napoléon III qu’il exécuta ses premiers « prototypes d’architecture » dans la haute-ville[réf. nécessaire] qui n’était alors que des champs. Il y construit aussi la place de la Liberté, le Grand Hôtel, le jardin Alexandre-Ier, l’hôpital Chalucet, le palais de Justice, la gare ainsi que l’ancien bâtiment des Dames de France et l’ancienne caisse d’épargne. Il demanda de l’aide à son ami Garnier pour construire un opéra. Ce fut aussi le premier opéra de France construit par Garnier, il s’en servit, comme Haussmann, d’« essais » pour le futur opéra qu’il allait construire à Paris, l’opéra Garnier.[réf. nécessaire
Le Tourisme
Le premier port militaire de France n'a pas été considéré jusque très récemment comme une destination touristique, mais plutôt comme une ville de passage pour les touristes provenant de Marseille et d'Aix qui se rendaient en Italie. En effet, la majeure partie de la rade de Toulon était occupée et l'est encore par le port militaire. Cependant, coincée entre une magnifique rade et les collines des alentours où l'on peut jouir d'un panorama exceptionnel, Toulon va réussir tant bien que mal à attirer de nombreux visiteurs. Dès 1834, la ville va accueillir de nombreux artistes tel que Joseph Méry qui tomba sous le charme de la cité. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Toulon change de visage et son activité touristique aussi. En effet, l'agrandissement de Toulon, signé par le décret de 1852, l'arrivée du chemin de fer avec l'achèvement de la construction de la gare de Toulon en 1859 et la création d'une nouvelle ville appelée la "Haute Ville" donnent une autre dimension à Toulon.
Une des plages du MourillonAujourd'hui et depuis près d'un siècle, la capitale du Var évolue bien loin de Cannes et Marseille, malgré une image qui s’est sensiblement améliorée. La ville n’est toujours pas identifiée comme une ville de tourisme, mais mise sur la rénovation des bâtiments de la "Basse ville", la rénovation du parc hôtelier existant, l'accueil de croisiéristes tout au long de l'année (la ville a accueilli 70 000 croisiéristes pour 63 escales en 2008, contre 51 en 2007).
Malgré la renommée de ville balnéaire touristique de Toulon qui n'est pas encore très répandue, cette dernière possède pourtant des plages agréables et ombragées à peu de distance du centre-ville, accessibles facilement en bus, comme les quatre anses artificielles aménagées par apport de sable et digues au quartier du Mourillon, possédant restaurants, transats à louer, ou jeux pour les enfants. Plus à l'est, une école de voile. D'autres plages, comme celles des Sablettes ou de Saint-Mandrier, sont accessibles directement par le service de bateaux de la rade au tarif urbain. En 2009, la ville se voit récompensée pour la première fois pour la qualité de ses eaux de baignade, en décrochant le Pavillon Bleu d'Europe [6].
Sites touristiques
Atlantes de Pierre Puget
Bateau sculpture (la véritable tête de proue est au musée de la marine).
Église Saint-François-de-Paule (XVIIe siècle).
Église Saint-Louis (néoclassique).
Fort Saint-Louis.
Mont Faron.
Place de la Liberté et sa « Fontaine de la Fédération » (1889).
Place Puget et sa « Fontaine aux Dauphins » (1780).
Place Raimu et la façade de l’opéra.
Plages du Mourillon.
Porte d’Italie.
Porte monumentale de l’Arsenal.
Porte monumentale de l’ancien séminaire des jésuites (façade est de la Corderie).
Statue du Génie de la Navigation (appelée aussi « Cuverville » – Cul-vers-ville – car il fait dos à la ville).
Rivière Neuve délimitant les quartiers de Bon-Rencontre et du pont Neuf (canal de détournement du Las entrepris par Vauban).
Zoo du Mont Faron